Lawbot est un outil d'anonymisation de documents juridiques qui fonctionne entièrement en local sur Windows ou macOS : il identifie 15 types de données sensibles, les remplace par des pseudonymes cohérents entre fichiers, et réintègre les informations réelles après le passage par une IA cloud — le tout sans aucun envoi de document vers l'extérieur.

Lawbot, c'est quoi ?
Lawbot (脱敏猫) est un logiciel de bureau conçu pour les professionnels du droit. Son positionnement : une « couche de sécurité pour l'IA juridique ». Concrètement, l'outil détecte sur l'ordinateur de l'utilisateur les informations sensibles présentes dans des contrats, conclusions, jugements, courriers ou captures d'écran de preuves, les anonymise, puis autorise l'envoi du texte expurgé vers des IA cloud comme Kimi, DeepSeek ou ChatGPT. Les vraies données sont ensuite restaurées localement au moyen d'une clé autorisée.
Point d'architecture essentiel : l'éditeur affirme que le logiciel ne comporte aucun module réseau, bloque activement les requêtes sortantes et fonctionne même câble débranché. Aucun document n'est téléversé, aucune API de modèle externe n'est appelée.
Fonctionnalités principales
- Traitement 100 % local et hors ligne : reconnaissance, OCR, révision, export et réintégration s'effectuent sur la machine. Compatible Windows 10/11 x64 et macOS ; 8 Go de RAM suffisent pour du texte courant, 16 Go ou plus sont recommandés pour les scans, l'OCR et les lots volumineux.
- Détection automatique de 15 catégories sensibles : noms, sociétés et sigles, numéros d'identité, téléphones, cartes bancaires, adresses, montants, dates, e-mails, numéros de dossier, plaques d'immatriculation, sceaux, identifiants WeChat, codes de crédit social unifiés, URL. Précision annoncée d'environ 95 % sur les éléments clés, avec révision humaine pour combler les manques.
- Trois modes d'anonymisation combinables : remplacement par astérisques, masquage coloré (noir/gris/blanc/violet), pseudonymisation. Word préserve la mise en page ; PDF et images peuvent être masqués de façon non copiable ; la pseudonymisation convient mieux à une analyse IA ultérieure.
- Mémoire de projet via fichiers .tmm : conservation du fichier source, des résultats OCR, du mapping des pseudonymes, des listes noires/blanches et de l'avancement. Un même dossier multi-documents partage un jeu de pseudonymes cohérent.
- Traitement par lots : import en file d'attente de DOCX/PDF/images, révision document par document dès la fin de chaque analyse, export groupé.
- Routage par type de pièce juridique : stratégies de reconnaissance spécialisées selon qu'il s'agit d'un jugement, d'un acte de procédure, d'un contrat, d'un courrier officiel ou d'une capture de preuve.
- Word haute fidélité : conservation des polices, paragraphes, tableaux et en-têtes ; prise en charge des commentaires et du suivi des modifications, avec options d'anonymisation des auteurs de commentaires.
- OCR et masquage physique pour PDF scannés : OCR page par page, effacement au niveau pixel sur les scans, correction manuelle des erreurs OCR, reprise page par page.
- Réintégration par clé autorisée : après analyse IA, les pseudonymes (« Partie A », « Société 001 »…) sont restaurés en informations réelles localement, le mapping ne quitte jamais l'ordinateur.
- Règles personnalisables : listes noires (anonymisation forcée) et blanches (exclusion forcée), import/export xlsx pour harmoniser les pratiques d'un cabinet.
Comment l'utiliser
- Vérifier la configuration : PC Windows 10/11 x64 ou Mac ; 8 Go de RAM minimum pour Word et PDF textuels, 16 Go + SSD conseillés pour scans et gros volumes.
- Acheter et télécharger : sur le site officiel lawbotai.cn, choisir la licence, récupérer le lien de téléchargement et d'activation.
- Installer et activer hors ligne : copier le code machine affiché par le logiciel, activer via le lien reçu ; la licence est liée à la machine et validée localement, sans compte en ligne.
- Importer les pièces : glisser-déposer contrats, jugements, courriers, captures (.docx, .pdf, .jpg/.jpeg/.png) ; l'import par lots est possible.
- Confirmer le type de document : le logiciel suggère une catégorie ; une classification manuelle reste possible en cas de doute.
- Lancer la détection automatique : le modèle local surligne les 15 catégories sensibles.
- Réviser manuellement : vérifier la liste groupée par type, supprimer les faux positifs, compléter les oublis par sélection souris ; utiliser la recherche de contrôle (trouvé = vert, manqué = rouge). Tableaux, en-têtes, pièces jointes, commentaires et révisions méritent une attention particulière.
- Paramétrer le plan d'anonymisation : choisir le périmètre et l'intensité par dossier, alimenter les listes noires/blanches.
- Choisir le mode : astérisques pour conserver une partie de l'information, masquage coloré pour diffusion externe de PDF/images, pseudonymisation pour analyse IA.
- Sauvegarder le fichier .tmm : indispensable pour reprendre un dossier, ajouter des pièces ou corriger un point sans tout refaire.
- Prévisualiser et exporter : contrôle page par page avant export Word/PDF/image ou Markdown structuré. L'éditeur rappelle dans sa clause de non-responsabilité que la conformité du résultat final doit être revérifiée par l'utilisateur.
- Confier le texte à l'IA cloud : envoyer le Markdown anonymisé à Kimi, DeepSeek ou ChatGPT ; l'IA ne voit que des codes.
- Réintégrer le résultat : importer le document retourné par l'IA, valider la clé autorisée, restaurer en un clic les vrais noms, sociétés et montants — toujours en local.
Cas d'usage
- Assistance IA au traitement des dossiers : analyse de jurisprudence, identification des points de litige, premières rédactions d'actes à partir de pièces anonymisées.
- Échanges externes de documents sensibles : envoi de contrats ou extraits de dossiers à d'autres cabinets, arbitres ou conseils extérieurs après remplacement des parties, comptes et montants.
- Publication de cas et conformité éditoriale : préparation d'articles, supports de formation ou synthèses de jurisprudence sans diffuser d'informations identifiantes.
- Due diligence interne et projets multi-documents : cohérence des pseudonymes entre accords et pièces complémentaires pour suivre personnes, entités et flux financiers.
- Traduction de contrats transfrontaliers : l'IA comprend la structure de la transaction sans voir les vraies parties ni montants.
- Traitement de captures de preuves : masquage de numéros de téléphone, cartes bancaires ou identifiants sur captures de conversations et reçus avant dépôt ou archivage.
Points forts
- Architecture hors ligne stricte, sans upload ni requête externe, avec mécanisme de blocage réseau intégré.
- Boucle complète « anonymisation → analyse IA → restauration locale » qui rend l'IA cloud utilisable dans un cadre confidentiel.
- Couverture de 15 catégories adaptées aux documents juridiques chinois (sceaux, numéros de dossier, codes de crédit social…).
- Fichier mémoire .tmm assurant la continuité et la cohérence des pseudonymes entre dossiers.
- Fidélité de mise en page Word et masquage physique pixelisé pour PDF scannés.
- Règles mutualisables en équipe via import/export xlsx.
Limites
- Précision de détection annoncée autour de 95 % : la révision humaine reste obligatoire et la conformité finale incombe à l'utilisateur.
- Les PDF scannés exigent un OCR page par page ; sur machine modeste (8 Go), le traitement de documents longs peut prendre des dizaines de minutes.
- Logiciel payant sans mention d'essai gratuit dans la fiche source ; activation liée au code machine.
- Outil pensé pour le contexte juridique chinois (types d'entités, devises en CNY, écosystème IA chinois) ; pertinence à évaluer pour d'autres juridictions.
- L'éditeur recommande lui-même des mesures complémentaires côté poste (chiffrement de disque type BitLocker, contrôle d'accès).
Prix et disponibilité — à vérifier
La fiche source indique deux licences : version mono-appareil à ¥499 et version bi-appareil à ¥599. Ces tarifs, les conditions de licence et la disponibilité peuvent évoluer : vérifiez impérativement les prix et modalités d'activation sur le site officiel lawbotai.cn avant tout achat.
FAQ
Lawbot envoie-t-il mes documents sur des serveurs ?
Non, selon l'éditeur. Le logiciel fonctionne hors ligne, ne téléverse aucun document et n'appelle aucune API de modèle externe ; il bloque même activement les requêtes sortantes. Le test suggéré : débrancher le câble réseau, le logiciel continue de fonctionner.
Quels formats de fichiers sont pris en charge ?
Word (.docx), PDF (textuels, scannés et mixtes) et images (jpg, jpeg, png), avec export possible en Word, PDF, image ou Markdown structuré.
Quelle est la précision de la détection ?
L'éditeur annonce environ 95 % sur les informations sensibles clés, en amélioration continue. Des outils de révision (listes groupées, recherche de contrôle, ajout manuel) sont fournis pour traiter les erreurs et omissions.
Comment fonctionne la restauration après analyse par l'IA ?
Après réception du résultat de l'IA, on importe le document dans le logiciel, qui propose le mapping de pseudonymes correspondant. Après validation de la clé autorisée, les codes sont remplacés par les données réelles — localement, sans que le mapping quitte la machine.
Quelle configuration matérielle faut-il ?
Windows 10 (64 bits) et plus ou macOS, 8 Go de RAM et 2 Go de disque pour du Word/PDF textuel ; 16 Go, SSD et CPU récent recommandés pour scans, images et gros lots.
Alternatives
La fiche source évoque une catégorie d'outils similaires sans nommer de concurrent précis. Pour comparer, recherchez des solutions d'anonymisation de documents ou de masquage de données personnelles (redaction tools) adaptées à votre juridiction, en vérifiant notamment le traitement local vs cloud, la prise en charge OCR et la traçabilité des pseudonymes.
Sources
- Fiche produit : — « Lawbot脱敏猫 » (consultée le 22 août 2026).
- Site officiel : lawbotai.cn — description produit, configuration requise, politique de confidentialité (consultée le 22 août 2026).
Les informations tarifaires et fonctionnelles proviennent des sources ci-dessus et doivent être confirmées sur le site officiel, car elles sont susceptibles d'évoluer.
Questions fréquentes
Lawbot envoie-t-il mes documents sur des serveurs ?
Non, selon l'éditeur : le logiciel est entièrement hors ligne, ne téléverse aucun document, n'appelle aucune API externe et bloque activement les requêtes sortantes. Il fonctionne même déconnecté du réseau.
Quels formats de fichiers Lawbot prend-il en charge ?
Word (.docx), PDF textuels, scannés et mixtes, ainsi que les images jpg, jpeg et png. Les exports possibles incluent Word, PDF, images et Markdown structuré.
Quelle est la précision de la détection des informations sensibles ?
L'éditeur annonce environ 95 % sur les éléments clés, sans promettre 100 %. Des fonctions de révision humaine (listes groupées par type, contrôle par recherche, ajout manuel) permettent de corriger erreurs et oublis avant export.
Comment récupérer les vraies données après une analyse par l'IA ?
On réimporte le document produit par l'IA dans Lawbot, qui suggère le mapping de pseudonymes correspondant ; après vérification de la clé autorisée, les codes sont restaurés en noms, sociétés et montants réels, entièrement en local.
Quelle configuration est nécessaire pour faire tourner Lawbot ?
Windows 10/11 64 bits ou macOS avec 8 Go de RAM et 2 Go de disque suffisent pour Word et PDF textuels ; pour les scans, l'OCR et les gros lots, 16 Go de RAM, un SSD et un CPU récent sont recommandés.
Combien coûte Lawbot ?
La fiche source mentionne une licence mono-appareil à ¥499 et une licence bi-appareil à ¥599. Ces informations étant susceptibles de changer, il faut les vérifier sur le site officiel lawbotai.cn avant achat.